The Secret Garden (Le Jardin Secret)

par Lee Zimmerman,Le 22 février 2010 (mis à jour le 1 mars 2010)

(In English)

Ma fille Kier et moi faisons partie de la production « Le Jardin Secret » réalisée par le Playhouse de Duluth.  Nous venons de terminer le lancement de la pièce, cette fin de semaine.  Il y aura encore dix autres représentations de la pièce et ce, sur deux fins de semaine.  Cette note a pour but de récolter des impressions sur la magie qui s’opère sur scène lors des présentations.  À cause des droits d’auteur, il ne m’est pas possible de vous faire parvenir un enregistrement complet.  Je vais donc vous brosser un tableau, le plus précis possible, avec ces quelques mots et ces photos prises lors de la première.


L'Histoire

« Le Jardin Secret » a été réalisé à partir d’un livre de Hodgsen-Burnett écrit en 1910.  Un large public de femmes et de jeunes filles connaissent déjà ce conte.  On y raconte l’histoire d’une jeune anglaise, Mary, qui a grandi en Indes.  Après la mort de ses parents, elle part vivre dans le lugubre manoir Edwardien de son oncle, dans les landes.  Il règne une grande tristesse dans toute la maison depuis la mort de sa tante Lily qui décéda en donnant naissance à son enfant, il y a dix ans.  Mary découvre le Jardin secret de sa tante et, au travers de sa croissance et de sa guérison, tout le manoir se porte mieux.  Tout au long du récit, le jardin traverse les différentes saisons, de l’hiver au printemps pour arriver finalement à un été explosif qui représente la clé de cette métaphore sur la guérison.



La Production Duluth de cette pièce 

Le Jardin Secret est une comédie musicale qui s’est mérité plusieurs Tony Awards sur Broadway, au début des années ’90.  C’est presqu’un opéra.  La musique est somptueuse et repose sur des harmonies complexes.  De magnifiques solos, duos et trios, jamais présentés, meublent cette présentation musicale.  Les différents personnages et les messages variés mènent l’auditoire du rire aux larmes.  La Compagnie Duluth est un amalgame de chanteurs professionnels et de chanteurs amateurs très sérieux accompagnés par un orchestre sur place.  C’est un véritable régal pour les oreilles.  La directrice se nomme Julie Ahasay.

De nombreux changements de décors ponctuent le déroulement de la pièce, lors des présentations habituelles.

Ici, mon intervention dans la production est unique. C’est du jamais vu, à la fois dans cette pièce mais aussi au niveau théâtral. C’est du théâtre vivant :  je suis le jardin.  Je suis un peintre sur soie, un artiste qui peint la soie blanche avec des colorants spéciaux.  Lorsque je travaille la soie, je suis invisible pour le public;  je peins derrière les soies qui, par leur côté diaphane, permettent à l’audience de voir apparaître les couleurs comme par magie. 


Le Jardin

Au départ, la scène revêt un caractère austère. Les rideaux ne se ferment jamais.  En entrant, les auditeurs voient cinq colonnades de soie blanche de 5 pieds de large par 20 pieds de hauteur.  Entre chaque colonne, un espace libre permettra aux chanteurs-acteurs d’entrer sur scène.  Le tout est disposé en demi sphère.  L’action se passe devant ce décor changeant.  Sur chacune des colonnes, les soies sont disposées à des hauteurs différentes.  C’est dans la colonne du centre que tout culmine :  la soie blanche est à 4 pieds du sol.  En regardant la photo, vous comprendrez mieux.  Voilà l’endroit où je vais peindre.  Au début, la scène revêt une apparence très moderne.  C’est un immense contraste avec les costumes baroques des acteurs et les accessoires qui apparaissent.


L'étape s'annonce très dure et moderne pour commencer. Ceci est très en contraste avec le style très orné des costumes et des accessoires. Emplacements sont indiqués par des accessoires en cours de monter sur scène et pris son envol.

Le Spectacle
(Avertissement :  Si vous prévoyez assister au spectacle, ne lisez pas cette section afin de conserver l’élément surprise.)

Quand la pièce commence, je trace un portrait grandeur nature de Lily, la tante de Mary, superbement vêtue.  Dans le spectacle, Lily est un fantôme et se présente comme l’objet de la tristesse et du deuil de l’oncle de Mary.    Après la courte ouverture, le fantôme de Lily apparaît pour chanter un chant sur les fleurs.  Au son de la musique, je commence à peindre.  Je suis seul pendant ces quelques instants.  L’audience prend alors conscience que je suis là pour peindre.  Je leur donne ma permission de m’oublier par la suite. Cliquez ici pour une courte vidéo de l'ouverture.  

À la fin de la chanson, les esprits apparaissent.  Ce sont les deux parents qui vivent en Indes, qui tombent malades et qui meurent du choléra. 

Les policiers arrivés sur les lieux découvrent que Mary est encore vivante.  Ils décident de l’envoyer chez son oncle dans la campagne anglaise.

Quand ils arrivent dans la campagne, je peins un manoir Edwardien sur une colline, dans le panneau central, ce qui situe l’action.

Au fur et à mesure que l’action progresse, je peins les autres panneaux, en me promenant de l’un à l’autre.  Je dessine des plantes plutôt tristes, des vignes sur les murs, des coins de ciel bleu.  Le tout ressemble à un jardin en hiver. À son stade dormant.  J’essaie toujours de peindre à l’opposé d’où l’action se passe.  Préoccupé par l’action, les spectateurs réalisent plus tard que le décor a évolué.

Je transforme le premier tableau, le fantôme de Lily, en une statue grecque, une fontaine en plein milieu du jardin.    Puis, sur le panneau central, je trace un mur qui donne l’impression aux spectateurs d’apercevoir le manoir anglais à distance.  Vers la fin du premier acte, chacun des panneaux laisse une impression d’un jardin en hiver avec la présence d’un mur.

À la fin du premier acte, Mary se présente avec la clé mais ne trouve pas la porte d’entrée du jardin.  Elle découvre également son cousin malade que l’on a caché dans le manoir.  Elle découvre tout le drame et sors en courant sous l’orage.  Pendant que l’auditoire est préoccupé par l’action, je trace une grosse porte dans un des mur.  Le fantôme de sa tante l’y conduit.  C’est la fin du premier acte.

Quand l’acte deux commence, je trace les boutons de fleurs en noir sur la soie blanche des différents panneaux.  On y voit apparaître les formes des violettes, des iris, de glaïeuls,  des lys, des crocus et des rosiers grimpants anglais.  Comme tout est dessiné en noir sur blanc, nous avons encore l’impression d’un jardin en dormance qui cache plain de possibilités.

À la quatrième scène, Mary pense que le jardin de sa tante est mort.  Dickon, le serviteur, lui explique que le jardin n’est pas mort mais qu’il attend que le printemps arrive.  Quand ils entament leur chant ‘Wick’ je rehausse chaque panneau d’un éclat de vert printemps.  À ce moment, je vois l’audience relaxer.

À partir de ce moment, je remplis les panneaux de fleurs en faisant exploser la couleur.  Je maintiens mon action à l’opposé du jeu des acteurs.  Les gens, en suivant l’action, découvre soudainement que les fleurs sont apparues, que le jardin a fleuri.

 


Dans la scène finale regroupant le vieil oncle et le fantôme de tante Lily, tous les panneaux sont couverts de fleurs sauf celui du milieu.   Je n’ai jamais utilisé le rouge jusqu’à présent.  Quand la chanson se termine, je commence à peindre les rosiers grimpants anglais en utilisant un rouge très vif, sur le panneau central.  L’explosion de couleurs vient clore le spectacle.  Le jardin ressemble alors à un immense vitrail tout coloré.

 

 

Voici quelques photos prises par Lane Ellis, dimanche le 28 février 2010.  Il y a 22 acteurs dans cette pièce.  Les photos ne témoignent pas de l’intensité réelle des couleurs quand on est dans la salle.


Notes Finales 

Pendant un seul spectacle, je peins jusqu’à 180 pieds carrés de jardin.  Au cours de toutes ces représentations, j’aurai peint  plus de 100 panneaux de soie.  C’est le projet le plus titanesque que j’ai entrepris.  L’histoire, la musique, les acteurs, les chants et la peinture sont tous unis dans un chant énorme qui rejoint les émotions les plus profondes chez l’être humain.

Achat d'une pièce du Jardin




Voici un article de la semaine dernière 

Le père, la fille de joindre leurs forces pour 'Le Jardin Secret'

Silk peintre Lee Zimmerman fait preuve de prudence quand il a été de décider s'il faut ou non aider avec "The Secret Garden."

Par: Matthew R. Perrine, Budgeteer Nouvelles






et voici l'examen local


Revue Theater: 'Secret Garden' au Playhouse est en mouvement, magique

C'est pourquoi je vais au théâtre. Faire l'expérience de quelque chose d'aussi magique que ce que j'ai vu au Playhouse de jeudi soir.

Par: Lawrance Bernabo, pour la tribune Nouvelles Duluth